Le gui, la plante sacrée des druides

18 Août 2018

Catégorie : Santé et bien être

Le Gui (Viscum album) est une plante parasite qui vit aux dépens d’un arbre hôte. Il pousse en touffes et ses feuilles toujours vertes sont charnues. Les baies blanchâtres sont vitreuses et remplies d’une viscosité collante. Les oiseaux transportent les graines collées à leur bec et c’est en le nettoyant sur une branche qu’ils sèment les graines.

 

Le gui se développe dans une grande partie de l’Europe. En se promenant dans la campagne, en hiver de préférence, on constatera qu’il est beaucoup plus fréquent sur certaines espèces d’arbres et, qu’au lieu d’être uniformément réparti dans les populations d’hôtes, on le retrouvera en abondance dans une région donnée alors qu’il sera totalement absent ailleurs, même si l’habitat semble approprié. De plus, au sein même d’une population d’hôtes parasitée, il arrive fréquemment que certains arbres soient beaucoup plus envahis que d’autres.

Tout ceci s’explique entre autres par :

  • les facteurs climatiques (disponibilité en eau, température, lumière) Le gui nécessite chaleur et lumière pour se développer, c’est pourquoi on le rencontrera préférentiellement à la cime des arbres.
  • les caractéristiques biologiques et génétiques des populations d’arbres hôtes et de gui. Il existe trois sous-espèces de gui présentant chacune une spécificité d’hôtes plus ou moins large : gui des feuillis, gui du sapin et gui du pin.
  • le comportement des oiseaux disséminant ses graines. Le gui est dispersé à plus ou moins longue distance par des oiseaux généralistes, Grive draine et Fauvette à tête noire essentiellement.
  • La fréquence des consommateurs. Quelques espèces d’oiseaux consomment et digèrent les graines de gui, ce qui va limiter sa propagation.

 

Le gui est une plante entourée de mystères. Les druides la tenaient pour une plante sacrée, une panacée qui pouvait chasser tous les maux. Ils fauchaient le gui à la cime de vieux chênes. En fait, le gui du chêne était un arbrisseau sacré pas tellement parce qu’il était rare mais parce que le chêne était lui-même sacré. Nos ancêtres trouvaient que, de tous les arbres de la forêt, le chêne était celui qui symbolisait le mieux la lumière et la force du soleil.

 

Mais quels sont réellement les bienfaits de cette plante sacrée ?

 

Le gui est un activateur du métabolisme car il influe favorablement sur le système glandulaire. Son action sur le pancréas est si bonne que le diabète se résorbe.

Les problèmes hormonaux relèvent aussi du gui qui a un excellent effet sur leur régulation. Le gui est un moyen de premier ordre contre l’artériosclérose, très apprécié et recommandé contre l’apoplexie.

 

Le gui est considéré comme le meilleur tonique du cœur et de la circulation. Il contient des substances qui régularisent les fonctions corporelles ; il fait baisser la tension des hypertendus et monter la tension des hypotendus.

 

Le cœur irrégulier est régularisé et la capacité d’efforts est augmentée dans les troubles consécutifs et accessoires des anomalies de la tension, telles que montée du sang à la tête, étourdissements, sifflements d’oreilles et troubles de la vue qui disparaissent.

 

Le gui agit contre les troubles cardiaques de telle sorte qu’on peut dire que c’est l’allié indispensable dans tous les problèmes cardiaques et de circulation. La vie actuelle agitée, qui impose à chaque être humain un rythme toujours accru, a véritablement besoin de cette assistance.

Plante sacrée ou sacrée plante… le gui n’en a pas fini de faire parler de lui. Aujourd’hui encore, même si la plupart d’entre nous a ou avait oublié ses bienfaits, le gui fait toujours partie de notre culture et de nos traditions. Rappelons-nous, en effet, qu’en Europe et en France, il est d’usage de s’embrasser sous une branche de gui, symbole de prospérité et de longue vie au moment des fêtes de Noël et du jour de l’an.

 

Sandra Noé (Sadaiah) pour Évolution Carolo

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