Caterpillar, un an après – des engagements tenus

01 Sep 2017

Catégorie : Actus

 

Caterpillar

crédit photo « Trends Tendances »

Il y a un an, jour pour jour, les Carolos faisaient face à un véritable séisme : l’annonce de la fermeture du site de production de Gosselies.

 

Un an plus tard, je garde le souvenir de l’infinie froideur de cette annonce et, de l’autre côté de la barrière, celui  des travailleurs qui, ébranlés par ce qu’ils venaient d’entendre, ont réagi avec une dignité qui dépasse l’entendement ”, indique en préambule, le Bourgmestre Paul Magnette.

Malheureusement, lorsqu’une multinationale décide de fermer l’un de ses plus importants sites de production, les autorités publiques n’ont que peu de moyens de l’en empêcher. En revanche, l’avenir des travailleurs de cette entreprise, le développement socio-économique de la région, relèvent pleinement de la responsabilité publique”.

 

C’est la raison pour laquelle, malgré le climat de stupeur ambiant, trois engagements sont immédiatement pris.

 

L’accompagnement des travailleurs

 

C’est la priorité numéro un ! La mise en place des cellules de reconversion a été immédiate, grâce au concours de la Wallonie et de l’Union Européenne, afin de permettre à chacun des travailleurs de valoriser leur savoir-faire et de retrouver au plus tôt le chemin de l’emploiAujourd’hui, grâce au concours du Forem et au travail des cellules de reconversion, un grand nombre de personnes sont accompagnées, remises à l’emploi ou inscrites dans un processus de formation ».

 

La reprise du site pour l’euro symbolique

 

Trop souvent, la région a vu des sites industriels s’écrouler et tomber dans l’oubli pendant des décennies, tourner en friche et en plaie urbaine, alors qu’ils pouvaient accueillir de nouvelles activités. «Nous nous sommes engagés à récupérer le site pour l’euro symbolique. Au début personne n’y croyait ». Le site de Gosselies, sans Caterpillar, conserve un potentiel de redéploiement économique énorme pour la Région de Charleroi. Il est étendu sur près de cent hectares, est remarquablement équipé et localisé aux abords de deux axes autoroutiers européens, d’un aéroport et d’un pôle technologique. « Il a fallu d’âpres et longues négociations mais nous l’avons obtenu ! Nous étions prêts à tous les recours possibles pour que la Wallonie le récupère, à titre gratuit, pour le mettre à la disposition de tous ceux qui veulent investir à Charleroi. »

 

Le redéploiement – Catalysts for Charleroi

 

Pour que le site prenne toute sa valeur, il fallait l’inscrire au cœur d’un vrai projet. « Le gouvernement wallon a donc mis en place une cellule qui a accompli un travail remarquable en un temps très court. L’objectif ? Mobiliser les meilleurs industriels de la région afin que ceux-ci mettent leurs compétences et leurs réseaux au service d’un objectif commun de redéploiement économique en associant toutes les forces vives locales ».

 

« Nous avons à Charleroi un certain nombre d’activités florissantes que nous avons recensées et que nous proposons de diversifier et d’amplifier ». Cette réflexion, à l’origine du plan CatCh repose sur quatre fleurons de la région :

  • l’aéroport et ses filiales logistiques;
  • l’industrie graphique digitale;
  • les sciences de la vie (développement de Biopark) et le secteur de la santé;
  • la manufacture de pointe (nouveaux matériaux, développement de l’activité de maintenance dans l’aviation militaire et civile…).

 

« Un accueil très positif a été réservé au plan CatCh, dès sa divulgation, dans tous les milieux. C’est en soi un premier succès même si ce n’est qu’un début. La mise en place de l’équipe suit son cours. Elle aura pour mission d’accompagner la création de 10 à 12.000 emplois dans les 10 ans, en étroite collaboration avec les acteurs publics de développement. Si les résultats ne pourront se mesurer que dans le courant des prochains mois et des prochaines années, cette stratégie de redéploiement fait d’ores et déjà figure de référence, de nombreuses autres régions ambitionnent de se doter d’un instrument identique”.

 

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